Cette journée à Cahors ne me remotive pas. Je traine ma déprime, dans les rues de Cahors, dans ma chambre, sale journée. La pluie ne cessera pas de tomber jusqu'au soir. Quel printemps pourri !

Cahors, tu sais comment j'écris ton nom ?
Samedi 19 juin 2010 | Auteur : Fred | classé dans mes états d'âmes
Je laisse ma déprime se perdre dans le dédale de ruelles étroites, étouffées par de hautes bâtisses, délabrées plus qu'anciennes. Le sol est jonchés de merde chiens. Sans le vouloir, je me retrouve devant l'hôtel. 12h30, c'est très bien, je n'ai qu'une envie, m'enfermer dans ma chambre, je ne veux voir personne, parler à personne.
Je passe l'après midi dans ma chambre, j'ai mal partout, aux pieds, aux jambes, dans le dos, à la tête, j'ai de la fièvre. Je dors presque tout l'après midi.
Je me décide à sortir en fin de journée, poussé par la faim. Il pleut des cordes, je ne regrette pas d'avoir pris le bus. La ville est triste. Je vois des groupes de policiers devant l'office du tourisme; comme un sentiment d'insécurité. Je prends une bière à la terrasse d'un café. Quelques minutes plus tard, j'assiste à une tentative d'embuscade de la part des flics. Ils essayent de piéger un mec qui boit sous un porche. Deux arrivent par devant pendant que le troisième contourne le délinquant présumé pour l'empêcher de fuir. Ça n'ira pas plus loin, il est en règle, juste un délit de sale gueule. Les justiciers dans la ville reprennent la ronde sous la pluie, visiblement déçus. De l'autre côté de la rue, un groupe de jeunes matte les clients des cafés, ils baillent, désœuvrés. Cette ville respire l'ennui. Ce sentiment parait accentué, certainement par la pluie et l'absence de wifi autour de l'office du tourisme. J'observe encore cette nature morte quelques instants, je remarque qu'il y a presque le même nombre de jeunes "squatteurs", de flics et de clients à la terrasse des cafés. Ça ne va pas calmer ma déprime. Je m'enferme sous ma capuche, le casque de l'i-pod sur les oreilles, le volume à fond. Allé, basta, je bouge de là.
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Articles précédents :
Douleurs, lassitude, fatigue et encore de la pluie.
Je suis malade, hors de question de marcher une journée de plus sous la pluie. Je prends un bus pour Cahors, ce sera une journée de repos, à peine forcée.
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Et ça continue, encore et encore de la pluie
Une étape marquée par une première chute. Le sac à dos me protège et je fini l'étape sous la pluie encore une fois. Cela devient habituel, mais je ne m'y fait toujours pas. La météo rend ce pèlerinage plus pénible chaque jour.
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Les étapes se suivent mais ne se ressemblent pas...
Une étape facile comparée à la veille. je reste scotché devant un panorama splendide. Les collines et les valons s'entrelacent jusqu'à perte de vue, tout au bout de l'horyzon.
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