Un vent de malade a soufflé toute la nuit, impossible de dormir. Je m'extirpe péniblement de la tente, transi par le froid et épuisé par la nuit blanche. Il ne pleut pas encore, ça ne va pas tarder. Les pèlerins s'abritent comme ils peuvent, où ils peuvent; dans des toilettes publics, sous des porches, dans les chapelles...
Chez Régine, 11 kilomètres plus loin, les marcheurs s'entassent, c'est une véritable souffrance pour tous. Heureusement, Régine est drôle, bourrue, autoritaire, mais drôle.
Un groupe de filles du sud propose un taxi pour terminer l'étape, je suis volontaire pour partager avec elles :)
Finalement, on se retrouve à 10 dans le minibus.
L'atmosphère se détend, je me fais un peu draguer, une des filles me lâche son 06 (en tout bien tout honneur :) ) Aujourd'hui aussi, des voyageurs ont transporté mon sac, mais cette fois, je le regrette.
Je me retrouve trempé jusqu'à la moelle et grelottant devant le camping. Je suis gelé, vraiment. Un couple de retraités en camping car à pitié de moi.Ils m'offrent l'hospitalité et un café soluble. Il est bon ton café grand-mère. J'abandonne l'idée du camping pour cette nuit, l'hôtel et une bonne douche bouillante me paraissent plus judicieux. A 21 heures, c'est dodo...