Une nuit d'enfer à l'abbaye, bon ok, j'exagère un peu :) Mais ce n'est surtout pas une nuit reposante. Une "bonne sœur" méchante et égoïste me perturbe avant le couché. J'ai du mal à m'endormir dans ce dortoir de quatorze personnes. L'histoire des quatre jeunes refoulés me reste dans la tête. Je suis mal à l'aise parmi les catho. Et pour ne rien arranger, une femme (encore) ronfle comme un tracteur.
A 2 heures du mat', je ne tiens plus, je décide d'aller faire un tour dans la cité médiévale. Cela n'apaise pas mon mon malaise. J'ai comme une sale impression d'être épié, suivi, des frissons dans le dos. Les chats errants me réconfortent un peu. Je rentre finalement à l'abbeye vers 3 heures, je bouquine, "Les fourmis" de Boris Vian. C'est noir, je ne change pas d'humeur.
La nuit est courte. Le matin, j'accompagne les filles au bus. La ballade est finie pour elles. Je pars donc seul, sous la pluie froide, fine et pénétrante. La côte pour sortir de Conques est redoutable. Frigorifié et trempé, je m'arrête 3 heures dans une vieille grange, emmitouflé dans mon duvet. La pluie se calme et je reprends le chemin pour Decazeville. Une vraie (petite) ville, avec des tags sur les murs, des gens de couleurs, de la junkfood et internet. Je revis :)