Comme à chaque fois, la nuit sous la tente est inconfortable. Même si j'ai un matelas gonflable et même si cette nuit a été sans vent, sans pluie et sans rien pour venir la contrarier. C'est juste que je suis trop vieux pour ces conneries :) Je sais, c'est une de mes phrases favorites. Ce matin, il fait gris, mais, au moins, la tente est sèche, il n'y pas de rosée, j'étais vraiment bien installé. Je peux plier de suite et décoller à 7 heures.
C'est encore tout endormi que je reprends mon chemin. J'arrive assez vite dans une descente couverte de pierres glissantes et pour la première fois depuis le début du "Saint-Jacques", je me prends une bonne gamelle. Heureusement, le sac amortie ma chute, sans lui, je me cassais le dos. Je m'en tire à bon compte, tout juste un peu crotté.
Comme si ça ne suffisait pas, la pluie recommence à tomber, elle ne cessera pas jusqu'à la fin de l'étape. Décidément... L'arrivée sur Figeac comprend une grand portion de route goudronnée. Mes pieds sont trempés et le bitume rend cette fin d'étape encore plus douloureuse. Figeac est une belle ville, mais la fatigue et l'eau, me font oublier de l'apprécier. Ça ira mieux après une bonne douche bien chaude.