Je me réveille après d'une nuit de 12 heures, j'ai mal partout. Mes jambes me portent à peine. Je traine au lit, le ciel gris, l'électricité, les cigarettes, tout m'incite à faire la grasse mat'. Je traine encore à la terrasse du bar de l'hôtel. Café, cigarette, et encore, café cigarette. Les pèlerins commence à arriver. Des bretons, rencontrés la veille, me proposent de transporter mon sac à la prochaines étapes. Ils sont cool ces bretons.
Après le ravitaillement pour la journée, c'est le départ, léger et tout en bonne humeur malgré le ciel menaçant. Noir Dez dans les oreilles, le vent me porte, je chante, même dans les montées. Je vais vite déchanter. La pluie calme ma joie
Je suis quand même trop content de marcher léger, c'est au moins ça Je peux tracer. De toute façon, l'averse ne me permet pas d'apprécier le paysage. Je trouve la bonne idée de me tromper de chemin. Je constate assez rapidement l'absence de marquage, demi-tout, une demi heure de perdue. Que cela me serve de leçon, avec le sac, je me serais maudit. Je fini au galop et je profite d'une accalmie pour monter ma tente. Pas facile avec ces rafales de vent qui font danser les pins. D'un seul coup, il fait froid et la tente parait vouloir s'envoler. La nuit va être rock'n roll ...